Dioila - Stop à L'Excision
Poursuite de l'action contre l'excision des filles de Dioila
Durée du projet: Juillet 2008 à juin 2009
Information sur les conséquences de l'excision
Durée du projet: Mai 2005 à août 2007
L'excision est une intervention chirurgicale aux parties génitales des filles et des femmes. Au Mali, c'est surtout le type de "l'excision" qui est répandu - on enlève le clitoris et les petites lèvres de la vulve. Cette pratique que des femmes engagées au Mali appellent aussi mutilation génitale, est solidement enracinée dans la culture. Il y a une tendance à exciser déjà les très petites filles âgées de quelques mois seulement. Pour elles, il leur faut supporter les conséquences pendant toute leur vie, de même les risques pour leur santé comme, par exemple, les infections, l'incontinence, la formation de kystes, des hémorraghies jusqu'à la mort, les complications liées à l'accouchement et une mortalité augmentée des femmes et des bébés.
L'association de femmes au Mali AMSOPT informe les habitants de cinq villages près de Dioila sur ces conséquences possibles et liées à l'excision. Selon une recherche, 99% des femmes de ces villages, à peu près à 150 km de la capital Bamako, sont excisées. Le taux de la mortalité des femmes et des bébés aussi est situé au-dessus de la moyenne.
Par cette action d'information, soutenue par LAG Mali depuis 2005, on veut convaincre les villageois d'abandonner cette pratique à long terme. AMSOPT poursuit une approche globale: Dans cette action, on implique les hommes et les femmes, les vieux et les jeunes, les autorités religieuses et administratives. Car l'excision n'est pas seulement un affaire des femmes - jusqu'à présent on n'accepte que des filles excisées comme conjointes.
Une animatrice allait régulièrement dans les villages. Lors de nombreuses discussions et de visites à domicile, elle montrait beaucoup d'images. Elle organisait des ateliers de formation de plusieurs jours auxquels participaient les représentants de tous les groupes sociaux villageois. Ces participants agissaient comme multiplicateurs en transmettant leurs nouvelles connaissances aux habitants de leurs villages. Il y avait aussi de nombreuses émissions à la radio à ce sujet.
Comme résultat déjà après un an, en 2005, aucune fille n'a été excisée dans ces cinq villages. C'est un succès vraiment étonnant quand on se rend compte du fait que l'excision est un rite d'initiation profondément enraciné dans la culture traditionnelle de certains peuples au Mali. Le projet attirait aussi l'attention des villages voisins qui s'intéressaient à des informations détaillées.
Grâce à un don généreux de fondation Franz Beckenbauer , il était possible de continuer le projet en 2006 et de l'étendre à cinq autres villages dans la région. La stratégie s'orientait aux expériences positives de l'année précédente. En plus, on a organisé deux tournées d'un groupe de théâtre local dans les dix villages. Lors de sa visite du projet début 2007, le chef du village Diondougou a déclaré solennellement que, dans son village, aucune fille ne serait plus excisée. Selon le rapport final en août 2007, deux villages se sont prononcés officiellement contre l'excision. Certains clans de familles ont fait pareil. Dans cinq autres villages, aucune excision n'a eu lieu cette année-là. Au cas de complications, les femmes viennent plus souvent au centre de santé à Dioila qui coopère étroitement avec AMSOPT.
Malgré les résultats encourageants, il faut toujours stabiliser ce qu'on a atteint, et poursuivre le dialogue. Puisque les jeunes femmes se marient aussi dans les villages voisins, d'autres villages devraient être intégrés dans les activités. C'est pourquoi LAG Mali a l'intention de prolonger et d'élargir le projet.
Association en coopération: AMSOPT↑ haut de page

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